Les vaches laitières Ma plus belle journée de rugby Visite des ateliers Férignac à Hautefort

 

L'ABBAYE DU DALON

Monsieur Monteil, l'arrière grand-père de notre camarade Victor, habite à l'abbaye du Dalon depuis 1 956. Le vendredi 9 mars 2001, il nous a invités à la visiter et il a répondu à nos questions. Voici ce que nous avons retenu. Géraut de Sales a fondé l'abbaye en 1 114. Il fallut plusieurs siècles pour la bâtir car elle fut incendiée à deux reprises, en 1 517 puis en 1 590. Au Moyen Age, 250 moines y vivaient, sous la direction d'un abbé, et l'entretenaient. A cette époque l'abbaye comportait une abbatiale (une église), un cloître, un réfectoire, une bibliothèque et une salle capitulaire où se réunissaient tous les jours les moines. Cette salle existe toujours et elle est habitée par la famille Monteil. L'abbaye n'était pas défendue par des chevaliers car elle était placée sous la protection de Dieu. Elle servait de relais pour les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle. D'ailleurs on a retrouvé un cimetière où étaient enterrés des pèlerins que l'on a reconnus grâce à la coquille Saint Jacques qu'ils portaient autour du cou. Monsieur Monteil nous en a montré une. On peut en observer également sur les chapiteaux des colonnes. Au Dalon on a découvert également un cimetière des moines. On dit que deux troubadours* célèbres seraient enterrés dans l'abbaye : il s'agirait de Bertran de Born, la tête dirigée vers la forêt de Clairvivre où il était né et de Bernard de Ventadour, la tête dirigée vers la Corrèze où il était né. En 1 791, on a retrouvé 36 barriques, ce qui prouve qu'au Moyen Age les moines et les paysans cultivaient la vigne à cet endroit. Monsieur Monteil pense qu'il existait un passage souterrain secret qui aboutissait à Fialeix, petit hameau de la commune de Sainte-Trie. Comme nous savions qu'au Moyen Age les épidémies de peste étaient nombreuses, nous avons posé une question sur cette maladie très contagieuse à monsieur Monteil. Il nous a répondu que d'après les historiens aucune épidémie n'aurait touché l'abbaye du Dalon. Petit à petit, les moines sont partis et il n'en restait plus que quatre en 1 791, année où l'abbaye, ses biens et ses terres ont été vendus à un particulier. A partir de ce moment, les bâtiments vont être abandonnés et ils vont s'écrouler. Au Dalon, nous avons remarqué que les ouvertures comportent de l'art roman et de l'art gothique naissant. Pour ceux qui voudraient obtenir plus de renseignements, nous signalons que l'historienne madame Madeleine Van Mieghem a écrit un livre sur l'abbaye du Dalon, en 1 976.

 

Au Moyen Age, les troubadours* étaient des poètes qui chantaient en langue d'oc (langue du sud de la France)

 

 

L E S V A C H E S L A I T I E R E S

Compte rendu de la visite du 11 mars 2002, réalisé par les élèves de CE2

Le troupeau

Dans la ferme de M. et Mme Breuilh, il y a 35 vaches laitières (des Holsteins), 15 génisses, des Limousines et 4 veaux. On met les veaux avec leurs mères à la naissance, puis sur la paille quand ils sont plus grands. Les mâles partent au bout de 3 semaines dans un élevage, puis à la boucherie. Les femelles restent dans l'élevage et seront les futures mères. Les Limousines sont envoyées à l'abattoir pour la viande de boucherie. Les vaches se laissent approcher. Elles donnent parfois des coups de queue. Quelquefois, elles se battent dans le pré. Un taureau ne peut pas tuer ou blesser une vache. Une vache ne fait jamais de mal à son veau. Au moment des chaleurs, la vache a envie d'avoir un veau. Alors elle s'accouple avec un taureau. Pour donner un nom aux vaches, Madame Breuilh change tous les ans la première lettre. Cette année, c'est la lettre T. Voici quelques noms que nous avons lus dans l'étable : Orange, Marguerite, Mis, Minette, Nelly. Parmi les vaches laitières on trouve les Holsteins (noires et blanches), les Montbéliardes et les Normandes. Dans celles que l'on élève pour la viande on trouve les Blondes d'Aquitaine et les Limousines.

La traite

On trait les vaches avec une trayeuse électrique. La machine aspire le lait du pis, puis il passe dans des tuyaux, dans un filtre et enfin on le refroidit dans un tank à lait (une grande cuve). La machine peut traire 5 vaches en même temps. Après la traite, on peut lire la quantité de lait en litres qu'elles ont fourni. Voici ce qui était affiché : 12,1 - 12,2 - 12,8 - 13,8 - 14,4. Les machines pour traire les vaches ne peuvent pas fonctionner sur les chèvres parce que les mamelles sont plus petites. Madame Breuilh met une heure pour traire ses vaches.

La nourriture

Les jeunes veaux se nourrissent du lait de leurs mères ou de lait en poudre. Dans ce cas, on les fait téter dans un seau ou avec un biberon. Plus tard on leur donne des granulés, de la farine et des céréales. Les laitières mangent de l'ensilage de maïs, des céréales, des vitamines, du soja, des minéraux et du foin. Une vache peut manger jusqu'à 35 à 40 kg d'ensilage par jour. Des protéines sont données en fonction de leur production de lait. Les vaches que l'on élève pour la viande mangent du foin en hiver et de l'herbe en été. Elles mangent puis elles ruminent. L'herbe remonte alors dans leur bouche sous forme de boulettes qu'elles mâchent, qu'elles avalent puis qu'elles digèrent. Les vaches ne boivent que de l'eau.

Les soins

On brûle les cornes des vaches quand elles sont jeunes, avec un fer chaud, ou on les coupe avec une scie. Pour éviter que cela saigne, on leur pose un garrot. C'est un pareur de pieds qui coupe les ongles, avec une pince et une lime. Avant chaque traite, on lave le pis des vaches avec de l'eau et du savon. Puis on les essuie avec du papier. Après la traite, on passe un produit orange sur les trayons qui désinfecte et bouche les trous des mamelles, afin de ne pas laisser entrer les microbes qui donnent une maladie appelée la mammite. Lorsqu'une vache est malade, on appelle un vétérinaire.

Le lait et le fromage

Madame Breuilh ne fait pas de fromage. Elle garde seulement un peu de lait pour le boire et pour faire des gâteaux. Elle le vend à la laiterie Fromarsac. Dans cette laiterie on fabrique le Saint Morêt, le Tartare et le Caprice des Dieux. Le lait ne se conserve pas longtemps. Il faut le refroidir dans un tank à lait (une grande cuve) et le brasser. Une heure après la traite, le lait doit être froid. Une vache donne du lait pendant 10 mois. Ensuite c'est la période de tarissement. Elle mange moins. On ne lui donne que du foin et on arrête alors de la traire. Elle recommence à avoir du lait quand elle a eu son veau.

Le travail

Madame Breuilh doit se lever tous les jours à six heures du matin pour s'occuper des vaches. Son travail c'est de les traire, de leur donner leur nourriture et de nettoyer l'étable. Il lui faut 1 heure, matin et soir, pour traire ses vaches et 7 heures pour faire tout le travail. Elle ne s'occupe pas que des vaches. Elle tient aussi un magasin de graines et d'engrais.

 

 

Ma plus belle journée de rugby

Nous sommes le dimanche 15 septembre 2 002. Notre équipe a un match de rugby à 15 h 30 à Chasteaux en Corrèze. Tous les joueurs et les supporters ont rendez-vous à 13 h au stade de Cherveix-Cubas. Départ du stade à 13 h 30 précises. Chacun prend sa voiture. En arrivant à Chasteaux, nous cherchons le terrain. Nous sommes obligés de prendre de petites routes. Et nous arrivons dans la cour de l'école… mais pas au stade ! Nous sommes plusieurs à nous suivre. Nous faisons demi-tour. En chemin nous croisons d'autres voitures de joueurs. Cela fait beaucoup rire tout le monde ! Enfin… nous trouvons le terrain. C'est une superbe rencontre que l'équipe de Cherveix-Cubas remporte. Et tout cela malgré les petits problèmes pour trouver ce fameux terrain !

 

Julie

 

 

 

Visite des ateliers Férignac à Hautefort

Cinquante personnes travaillent dans cette entreprise. Elle est composée de différents ateliers : charpente, menuiserie, ébénisterie, ferronnerie, d'une salle pour le dessinateur et de bureaux. Dans l'entrée, on trouve des meubles de style gothique. Dans l'atelier menuiserie on fabrique des fenêtres et des portes avec les machines suivantes : une scie à ruban, une ponceuse et une toupie à commandes numériques, c'est à dire qu'elle est programmée comme un ordinateur. Dans l'atelier ébénisterie on trouve toutes sortes de bois qui viennent du Périgord : chêne, châtaignier, sapin, noyer. Dans l'atelier de ferronnerie l'ouvrier forge des petits clous avec un gros marteau. Pour les clous plus gros, il utilise une machine appelée marteau pilon. Dans la forge, il chauffe le fer à plus de 3 000 degrés. Les ateliers Férignac ont refait les cheminées du château de Hautefort. Pour cela il a fallu environ 3 ans. Ils restaurent actuellement le clocher de l'église d'Angoisse qui fait 8,35 mètres de haut. Nous avons vu la charpente.

La classe CE2-CM1

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